#sante, Une campagne pour alerter sur les dangers du blanchiment de la peau
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- » Télécharger Guide sur les dangers de la dépigmentation au format PDF (2,5 Mo)
- » Le site de l'association URACA
Détériorations majeures de la peau
Car l'usage des crèmes pour éclarcir la peau semble très répandu à Paris : environ 20% des femmes de la communauté afro-antillaise les utiliseraient. "Cette campagne de santé publique vise à les mettre en garde sur les dangers auxquels elles s'exposent, explique Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire chargé de la santé publique et des relations avec l'AP-HP. Et les populations concernées n'ont souvent pas conscience des risques encourus".
Les premières séquelles peuvent être gravissimes : détériorations majeures de l'épiderme, acné résistante, vergétures, affinement extrême de la peau... A moyen terme, des risques d'hypertension, de diabète, voire la perte de la vue peuvent survenir.
Comment éviter ces dangers ? "Pas de produits interdits, vendus à la sauvette ou achetés dans un autre pays, pas de produit hors de son emballage d’origine, pas de mélanges", conseille le Dr Antoine Petit, dermatologue, dans le prologue du guide. Les messages de prévention commencent d'ailleurs à être diffusés auprès du personnel médical, des permanences de Protection maternelle et infantile (PMI) et des associations des trois arrondissements concernés. Une centaine de personnes ont déjà été formées par l'URACA.
"Tu serais plus belle si tu étais un peu plus blanche"
La peau claire ? "C'est un critère de beauté pour de nombreux hommes africains", regrette Assyta, jeune femme d'origine tchadienne. On m'a déjà dit : "Tu serais plus belle si tu étais un peu plus blanche" !". Les produits éclarcissants illicites sont d'ailleurs "très faciles à trouver, et quasiment en vente libre" dans plusieurs quartiers parisiens. Et les femmes utilisent ces crèmes de plus en plus jeunes : "Des filles commencent à s'éclaircir dès 13 ans", et se fabriquent leurs propres cocktails de produits à domicile.
Quels sont les dangers des produits éclaircissants ? Réponses en vidéo du Dr Petit
La journée de la Diversité: Pour la diversité. Contre la discrimination
La journée de la Diversité est organisée par l'équipe de la campagne européenne «Pour la diversité. Contre la discrimination». Cette année, elle fait escale à Chypre, en Suède, au Portugal et au Luxembourg. L'occasion de revenir sur la réalité de la discrimination dans le Grand-Duché.
Cherchons homme blanc 25-35 ans hétérosexuel catholique», ironise la campagne du Centre pour l'égalité de traitement (CET) créé par la loi du 28 novembre 2006 (voir encadré). On pourrait encore ajouter «handicapés s'abstenir». Car même si la législation s'est emparée du problème de la discrimination, l'égalité de traitement est un objectif plus qu'une réalité.
Selon un sondage TNS-ILReS réalisé en 2008-2009, 28% des résidents ont déjà été victimes d'une discrimination au cours des trois dernières années -
un chiffre qui atteint 33% pour les Portugais - et 26% en ont été témoins. Une proportion qui reste relativement homogène selon l'âge (voir tableau ci-dessous).
Et même si le racisme demeure pour les sondés le motif le plus évident de discrimination (38 %), devant la nationalité (32 %) et le sexe (28 %), dans la réalité ce n'est pas forcément le plus répandu.
Les sondés qui se sont déjà sentis discriminés invoquent un privilège accordé à une personne et non une autre sans raison (28 %), les origines et/ou la non-maîtrise du luxembourgeois (26 %), et dans une moindre mesure, l'apparence physique (9%), le sexe (8 %), l'handicap et l'âge avancé (6 %), une caractéristique familiale comme le nombre d'enfants ou la monoparentalité (5%) ou encore l'orientation sexuelle (2 %). «En fait, les gens peuvent se sentir discriminés par rapport à des motifs que le CET ne couvre pas forcément comme la langue ou l'apparence physique», remarque Nathalie Morgenthaler, chargée de direction au Centre.
Le sondage distingue également les témoins de discriminations - 26% au total. La moitié ont constaté une différence de traitement fondée sur les origines et/ou la non-maîtrise du luxembourgeois. 42 % ont observé l'octroi d'un privilège sans raison.
37 % des victimes sont résignées
Ces discriminations sont évidemment très mal vécues par les victimes. Un tiers expriment de la rancœur et du stress; 22 % avouent une perte de confiance et un repli; 15 % un sentiment de rejet.
Pourtant, fait inquiétant, 52 % des victimes et des témoins n'ont pas réagi (voir ci-dessous). «Souvent, la résignation est à l'ordre du jour (37 %) ou bien les gens ne veulent pas par commodité - il faut faire certaines voire plusieurs démarches pour remédier à une situation discriminatoire», explique Nathalie Morgenthaler.
Et puis il faut pouvoir prouver l'inégalité de traitement. 41 % des sondés ayant eu des difficultés pour le faire avancent l'absence de témoins ou de preuves, et 20 % ont essuyé un refus de prendre leur cas en compte.
Ceci montre l'ampleur de la tâche du CET. La centaine de dossiers reçus pour l'instant rapportent principalement des cas liés à l'ethnie, au sexe et au handicap, et dans une proportion plus faible à l'âge et à la religion. Au CET de les informer sur la législation, la jurisprudence et les moyens de faire valoir leurs droits.
Mais il n'a pas le droit d'intervenir dans les dossiers faisant l'objet de procédures judiciaires en cours. «Selon le sondage, 12 % des victimes ne savent pas à qui s'adresser. C'est triste et alarmant à la fois», déplore Nathalie Morgenthaler, interprétant ce chiffre comme un «manque de communication des autorités compétentes et un manque de savoir des concernés».
Selon un sondage Eurobaromètre publié en 2007, seuls 28 % des Luxembourgeois disent connaître leurs droits s'ils font l'objet d'une discrimination ou d'un harcèlement - c'est 4 points de moins que la moyenne européenne. Conclusion de Nathalie Morgenthaler : «Il reste définitivement beaucoup à faire.»
SOURCE/ article paru : par
Camille Leroux:http://lequotidien.editpress.lu/politique-et-societe/6259.html
#handicap #Suisse: Combattre les préjugés pour favoriser l'intégration des personnes handicapées
Handicap Campagne et slogans à Berne, 05.11.2009 - « Arrêtons de payer pour les handicapés - et rémunérons-les pour leurs compétences professionnelles ». Par ces propos et d'autres slogans similaires placardés au niveau national, l'assurance-invalidité s'attaque aux préjugés perfides auxquels sont confrontées au quotidien les personnes handicapées. Apparues lundi, ces affiches aux premiers mots provocateurs seront complétées dès aujourd'hui, pour se transformer en messages positifs. Des spots télévisés seront diffusés une semaine plus tard. Cette campagne s'inscrit dans une série d'actions de sensibilisation et d'information visant à soutenir la transformation de l'AI d'une assurance de rente en une assurance de réadaptation.
Depuis l'entrée en vigueur de la 5e révision de l'AI en 2008, l'assurance-invalidité ne ménage pas ses efforts pour réaliser sa devise « La réadaptation prime la rente ». L'AI et d'autres assurances, les assurés, les entreprises, les organisations spécialisées dans la réadaptation professionnelle et les médecins travaillent main dans la main pour trouver des solutions permettant aux personnes handicapées de conserver leur emploi ou de se réinsérer dans le monde du travail. Mais le fruit de ces efforts dépend aussi de la façon dont la société perçoit les personnes handicapées, notamment dans la vie professionnelle.
Aider à faire évoluer les mentalités : tel est l'objectif de l'actuelle campagne de l'AI. Pendant une petite semaine, les passants ont pu découvrir des affiches au contenu provocateur sur les personnes handicapées - une manière d'éveiller l'attention de la population. Dès aujourd'hui, ces titres chocs seront complétés, fournissant ainsi un message complet. Une semaine plus tard, des spots télévisés viendront compléter cette action de sensibilisation.
Cette campagne de teasing s'inscrit dans une série d'actions de sensibilisation et d'information visant à soutenir la transformation de l'AI d'une assurance de rente en une assurance de réadaptation. Une première campagne de quatre ans a été lancée au printemps 2008. Elle insiste sur l'intégration professionnelle des personnes handicapées et fait connaître l'AI aux assurés et aux employeurs. En juin 2009, une deuxième campagne, de quatre années également, a été lancée pour sensibiliser les employeurs (« Un emploi - deux gagnants »). Des affiches, des annonces et un site Internet soulignent combien privilégier un emploi à une rente présente des avantages pour tous : l'assuré gagne en qualité de vie et l'employeur peut, grâce au soutien de l'AI, garder ses spécialistes ou en gagner de nouveaux.
Adresse pour l'envoi de questions:
Tél. 031 322 91 32
Alard du Bois-Reymond, vice-directeur
Chef du domaine AI
Auteur:
Office fédéral des assurances sociales
Internet: http://www.ofas.admin.ch
Suisse Campagne Handicap
Qu'est l'OFAS ?
L’OFAS est également compétent, au niveau fédéral, en ce qui concerne la famille, la jeunesse et les relations entre les générations, et pour toutes les questions générales en matière de politique sociale.
L’OFAS contrôle le travail des organes d’exécution. Il prépare l’ajustement constant des lois à l’évolution des réalités sociales. Dans certains cas, comme celui des aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants, il remplit lui-même la fonction d’organe d’exécution.
L’OFAS travaille actuellement à consolider l’AVS (11e révision nouvelle version, 12e révision en préparation), l’AI (financement additionnel et mise en œuvre de la 5e révision), ainsi que la réforme structurelle de la prévoyance professionnelle (renforcement de la surveillance), l’assainissement des caisses de pension de droit public et la mise en œuvre de la loi fédérale sur les allocations familiales.
La Confédération consacre à la sécurité sociale un quart environ de son budget, ce qui représentait ces dernières années une somme oscillant entre 13 et 14 milliards de francs.
Proposer des services de santé sexuelle et génésique qui répondent aux besoins des personnes qui vivent avec le VIH
Selon le Dr Manjula Lusti-Narasimhan, du Département Santé et recherche génésiques de l’Organisation mondiale de la Santé, « si la lutte contre l’infection à VIH a permis de grandes avancées, par exemple, permis d’offrir un traitement antirétroviral à 4 millions de personnes, nous devons toutefois accroître les efforts de prévention et proposer des services de santé sexuelle et génésique qui répondent aux besoins des personnes qui vivent avec le VIH. »
Selon le Dr Xiang-Sheng Chen, vice-directeur du Centre national chinois de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, il faut lutter parallèlement contre l’infection à VIH et les autres infections sexuellement transmissibles (IST) car l’une favorise la propagation des autres et réciproquement. En effet, précise Le Dr Xiang-Sheng Chen, « toute personne séropositive atteinte d’une IST ulcérante, par exemple d’un herpès génital, peut transmettre le VIH plus facilement et il est plus difficile de traiter les IST chez les personnes infectées par le VIH. »
Place de la santé sexuelle et génésique dans les propositions liées au VIH approuvées par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
Objectif
Évaluer les interventions relevant de la santé sexuelle et génésique (SSG) mentionnées par les pays dans les propositions liées au VIH approuvées par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial).Méthodes
A partir de la base de données du Fonds mondial, nous avons recherché des éléments et des indicateurs concernant la SSG dans toutes les propositions liées au VIH approuvées par le Fonds (214) et soumises par 134 pays dans le cadre des séries 1 à 7 de propositions, ainsi que dans un échantillon représentatif de 35 accords de subvention.Résultats
Au moins 70 % des propositions liées au VIH contenaient un ou plusieurs des quatre types généraux d’éléments : information, formation et communication concernant la SSG suivants ; promotion de l’utilisation ou de la distribution de préservatifs ; diagnostic et traitement des infections sexuellement transmissibles ; et prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Entre 20 et 30 % des propositions contenaient des conseils sur la santé sexuelle, des informations sur la violence liée à l’appartenance sexuelle et des éléments reliant les activités de conseil et dépistage volontaire du VIH et les services de SSG. Moins de 20 % des propositions s’intéressaient à la SSG des adolescents, aux droits et aux besoins des personnes vivant avec le VIH ou aux services d’interruption de grossesse. Tous ces éléments apparaissaient rarement, voire jamais, dans les accords de subvention examinés. Globalement néanmoins, les indicateurs de SSG étaient mentionnés dans la plupart des propositions liées au VIH et dans plus de 80 % des accords de subvention.Conclusion
Les mécanismes de coordination à l’échelle des pays et les acteurs nationaux voient dans le financement de la SSG un moyen de faire face au problème des infections à VIH dans leurs contextes nationaux respectifs. Cependant, nous attirons l’attention sur quelques opportunités manquées de lier la lutte contre le VIH et les services de SSG.SOURCE de l'article:
Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé
Revue mensuelle d’articles scientifiques, dotée d’un comité de lecture. S’intéresse principalement aux pays en développement.
Manjula Lusti-Narasimhan, Camille Collin & Michael Mbizvo
http://www.who.int/bulletin/volumes/87/11/08-059147-ab/fr/index.htmlSante: Dossier de présentation du : Plan Cancer II et ses 118 actions (telechargeable en PDF)

Le Plan cancer 2009-2013 s’inspire du rapport remis au Président de la République par le Pr Jean-Pierre Grünfeld en février 2009 : «Recommandations pour le Plan cancer 2009-2013».
Ce nouveau plan s’inscrit dans la continuité du Plan cancer 2003-2007 et repose, en partie, sur le socle de sesmesures, qu’il va falloir pour beaucoup consolider, pour certaines en assurer l’application, et pour d’autres en adapter la mise en oeuvre.
À partir des acquis, de nouvelles propositions permettent d’impulser un nouvel élan et de porter une nouvelle ambition, en mettant l’accent : sur de nouveaux efforts de recherche et d’innovation intégrant leur «transfert» au système de santé ; sur une meilleure prise en compte des inégalités de santé face au cancer et à la mise en oeuvre de mesures, visant leur correction ;
sur le renforcement de la coordination des soins et de son extension au-delà de l’hôpital par une meilleure implication des médecins traitants ; sur de nouvelles initiatives sanitaires et médico-sociales pour mieux accompagner les personnes dans la « vie pendant [...]
| Dossier complet (PDF) disponible en téléchargement ci-dessous : | ||
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[Sur hopital.fr] Plus de 732 millions d'euros seront alloués entre 2009 et 2013 pour mettre en œuvre les 118 actions programmées dans le deuxième plan Cancer. Après plusieurs mois d'attente, Nicolas Sarkozy a révélé lundi à Marseille les priorités et objectifs du nouveau plan.
Pilotage, suivi et évaluation sont séparés
732 659 000 euros : c'est un montant "comparable" au précédent plan mais c'est aussi un effort particulièrement "important" étant donné le contexte économique, souligne l'Elysée dans le dossier de presse. Et d'insister en précisant que ces "moyens supplémentaires s'ajoutent" à ceux du premier plan. Pour s'assurer de la bonne utilisation des moyens, le pilotage et le suivi de la mise en œuvre sont séparés de l'évaluation du plan. La direction générale de la santé préside un comité interministériel de pilotage, qui remet un compte rendu semestriel au président de la République. L'Institut national du cancer (INCA) assure le suivi des 118 actions et présente annuellement l'état d'avancement du plan à ses instances. L'évaluation est confiée au Haut conseil de la santé publique et à l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, qui présenteront un rapport à mi-parcours fin 2011 et un autre à la fin du plan.6 mesures phares et 3 thèmes transversaux
Parmi les 30 mesures qui composent le plan, 6 sont qualifiées de "mesures phares" :- renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire par la labellisation de cinq sites et l'augmentation de 50% de la participation des malades aux essais cliniques ;
- caractériser les risques environnementaux et comportementaux en consacrant plus de 15% du budget de la recherche consacré à ce plan à ce sujet et en contribuant au séquençage complet du génome des cinq cancers les plus fréquents ;
- produire et communiquer annuellement des informations sur le cancer et la cancérologie, en particulier une analyse de la répartition des cancers sur le territoire ;
- lutter contre les inégalités d'accès et de recours aux dépistages en augmentant de 15% la participation de la population aux dépistages organisés ;
- personnaliser la prise en charge des malades (80% devront bénéficier d'un programme personnalisé de soins) et renforcer le rôle du médecin traitant ;
- développer une prise en charge sociale personnalisée et accompagner l'après cancer.
A télécharger : le dossier de présentation du plan sur le site de l'Elysée.
Le 02.11.09 - 16:49 - www.hospimedia.fr
Dossier : La taxe carbone entre en vigueur le 1er janvier 2010 en france, qu'en est-il?
Maitriser nos émissions de CO2![]() La taxe carbone entre en vigueur le 1er janvier 2010. Elle met en oeuvre des outils pour lutter contre le réchauffement climatique. La taxe carbone s’appliquera aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, GPL) et sera calculée en fonction de leur contenu en CO2. Pourquoi mettre en place la taxe carbone ? La taxe carbone va permettre à la France de réduire et de maîtriser ses émissions de CO2. La température moyenne sur terre a augmenté de 0,74 degré au cours du siècle écoulé. Si rien n’est fait, on s’attend à ce que la température continue d’augmenter de 1,4 à 5,8 degré d’ici l’an 2100. Destruction des forêts, méthodes agricoles, industrialisation : l’activité humaine est responsable du réchauffement climatique. La France a ainsi annoncé l’entrée en vigueur de la taxe carbone le 1er janvier 2010. La taxe s’applique aux énergies fossiles qui émettent du CO2 : pétrole, gaz, charbon, GPL. Les énergies renouvelables et l’électricité ne sont pas concernées. Le montant de la taxe est calculé sur la base de 17 euros la tonne de CO2 émise. La France souhaite encourager les ménages à adopter des pratiques de consommation et d’achat plus sobres en carbone et en énergie. Car réduire les émissions aujourd’hui nous coûte moins cher qu’assumer demain les conséquences du réchauffement climatique. |
http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=5839
Avec la sclérose en plaques, on vit au jour le jour, avoue Marcel... (temoignage)
La sclérose en plaques (SP) est une maladie dégénérative grave et imprévisible. Elle affecte la vue, l’ouïe, la mémoire, l’équilibre et la mobilité. Ses effets physiques, émotionnels et financiers durent toute la vie. Un remède aurait été découvert dernièrement, mais ne serait qu'applicable à ceux qui viennent de contracter la maladie.
À 63 ans, il n'y visiblement pas de solution magique à la situation de Marcel Vallée. Sa femme et lui continuent de vivre et se comptent chanceux. Même s'il est paralysé en bas de la ceinture et qu'il a de moins en moins de dextérité et de force dans les bras, il peut continuer à vivre.
« Je me compte chanceux. Dans 99,9 % des couples où la sclérose en plaques apparait, le conjoint disparait. Personne ne veut vivre avec cette maladie. Ce n'est pas tout le monde qui a la chance que j'ai», constate le Repentignois du secteur Le Gardeur, dont la maison est complètement adaptée pour se déplacer en chaise roulante.
Sa femme, qui travaille à temps plein, s'occupe de lui le soir. Désormais, les transferts d'une chaise à l'autre ou de sa chaise à son lit sont devenus difficiles et Marcel a besoin d'aide. Pendant le dîner, un aidant naturel du CLSC vient passer trois heures en sa compagnie pour l'aider à manger.
« Avec la sclérose en plaques, on vit au jour le jour, avoue Marcel. Et certains jours, on vit une heure à la fois. Mes forces diminuent quotidiennement et j'ai besoin de plus en plus d'aide. Mais je parle encore très bien et j'ai le haut de mon corps. »
Un matin, Marcel peut être en bon état, et le lendemain se demander s'il aura la force de continuer. La sclérose en plaques est très difficile à vivre. On ne sait jamais à quoi s'attendre de cette maladie. Marcel a déjà perdu l'usage de son bras droit pendant deux mois, pour ensuite le retrouver. Même chose avec un œil. Ses jambes sont spastiques, ses muscles peuvent à tout moment se contracter et se décontracter d'une façon incontrôlable.
Cette dernière l'a aussi difficile que son mari. Elle doit être à l'affût à tout moment. Le cellulaire est toujours ouvert lorsqu'elle travaille ou s'absente occasionnellement.
Rares sont les moments où elle peut relaxer, car après ses 40 heures de travail, elle devient aidante. Quelques heures par mois un soir de semaine, elle obtient un répit du Regroupement des aidants naturels du comté de L'Assomption (RANCA), qui lui permet de souffler un peu, et de se libérer les esprits.
par Philippe Boisvert
Article paru : Groupe des journaux Québec et Ontario
http://www.hebdorivenord.com/article-396581-On-vit-au-jour-le-jour.html







